L’hypnose et la méditation cherchent un approfondissement en soi-même. Les deux passent par la relaxation, un état de transe et d’éloignement du monde extérieur pour vivre de façon plus riche le monde intérieur. Les deux apportent du bien-être et une sensation de recentrage, de présence ici et maintenant. Tous les deux peuvent être faits aussi bien accompagné de quelqu’un, en groupe ou tout seul. À partir de là, l’hypnose et la méditation divergent.

hypnose ou méditation ?

Hypnose ou méditation, quelle différence ?

 

​ La respiration, un passage presque obligatoire

La méditation et l’hypnose démarrent souvent par la respiration. Il s’agît d’une technique de concentration et de relaxation. Même si les deux pratiques partent presque toujours de la respiration, ce n’est pas une condition, ni pour l’un ni pour l’autre. Le but de se repérer par rapport à la respiration, c’est de se focaliser sur une chose très précise et oublier le reste du monde. C’est un point d’ancrage petit, spécifique dans la réalité, qui permet de se centrer sur soi-même et d’abandonner toute idée ou sentiment parasite. Alors que l’hypnose peut plus facilement se passer de la respiration pour démarrer, la méditation en a recours presque systématiquement. La respiration est comme le battement de cœur. C’est là, qu’on y pense ou pas, c’est inévitable. C’est toutefois plus facile de sentir sa propre respiration que les battements cardiaques. Et plus facile à contrôler et ralentir aussi.

 

​ Dans quelle position fait-on de la méditation ou de l’hypnose ?

L’hypnose et la méditation plongent à l’intérieur pour se ressourcer. La plupart du temps, on pense à la méditation comme le moine bouddhiste qui reste assis, droit comme un « i » tout seul dans son coin, indifférent au froid comme à la chaleur. Et, pourtant, la méditation est à la portée de tous. On la pratique, c’est vrai, en général seul, mais pas forcément. Et rester assis telle une équerre n’est pas une condition non plus. D’ailleurs, la preuve, c’est la méditation en mouvement. Musique à l’appui, on bouge sans arrêt et… on entre en transe. En Belgique, le groupe Résonances en organise régulièrement.

 

En hypnose, par contre, le confort est toujours très important. On oublie cette image du gourou en position de lotus. En début de séance, on s’assure toujours d’être confortablement installé. Et quelle bonheur quand on fait de l’autohypnose allongé sur son lit… Il est possible d’entrer en hypnose dans n’importe quelle position, il y en a qui le font tout en conduisant (oui, oui, je l’ai déjà fait).

 

​ Au centre de soi-même

Le cœur. de l’hypnose et de la méditation, c’est d’entrer en soi-même, d’aller chercher à l’intérieur les ressources nécessaires pour affronter le monde extérieur. Or, le fait même de se focaliser à l’intérieur met les problèmes et le stress dans un plan secondaire. Tout d’un coup, on a du recul par rapport aux difficultés du quotidien rien que par cet éloignement. Et, bien évidemment, prendre du recul par rapport à un problème permet de mieux voir celui-ci, de mieux le comprendre et l’appréhender et d’en trouver des solutions.

 

​ La divergence majeure

Ce qui me semble être la grande divergence entre l’hypnose et la méditation, c’est la question du but. On médite parce qu’on veut se ressourcer, se détendre, on recherche la paix d’esprit, le bien-être. On fait de l’hypnose parce qu’on veut atteindre un but, résoudre un problème. Il se peut que le but soit la détente et le bien-être. Néanmoins, il peut être n’importe quoi, diminuer une douleur, aider à faire un choix, vaincre une phobie, changer sa perception par rapport à un événement traumatique, etc.

On médite à la recherche de bien-être. On fait de l’hypnose pour atteindre un but, résoudre un problème.

Il est possible que le but d’une séance d’hypnose soit la relaxation, le bien-être. N’empêche, il y a toujours un but. En plus, en hypnose, on se concentre sur un but à la fois. Il est possible de faire différentes séances d’hypnose (et, bien sûr, d’auto-hypnose) les unes à la suite des autres. Cependant, chacune a un but spécifique. Il doit être claire et précis dès le départ de la séance. Même si on peut se laisser emporter et donner libre cours lors d’une séance d’hypnose, finalement en suivant des chemins qui n’étaient pas prévus au départ, la raison pour laquelle on a démarré reste le fil conducteur et guide la séance.

 

Que pratiquez-vous, plutôt l’auto-hypnose ou la méditation ? Voyez-vous d’autres différences qui n’ont pas été mentionnées ci-dessus ?

Image : © 2018 Lilian White

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